Repérer la quadratique cachée dans un énoncé
Deux familles de problèmes reviennent très souvent en pratique : les problèmes d'aire sous contrainte de périmètre (un jardin, un enclos, une pièce à agencer avec une longueur de clôture ou de plinthe fixée), et les problèmes de trajectoire (un objet lancé, dont la hauteur dépend du temps selon une loi de chute classique). Dans les deux cas, la démarche est la même : écrire la grandeur à optimiser en fonction d'une seule variable x, réduire l'expression sous forme ax²+bx+c, puis utiliser soit les racines, soit le sommet, selon la question posée.
Exemple : l'aire maximale d'un enclos rectangulaire
Prenons un exemple hypothétique : on dispose de 40 mètres de clôture pour délimiter un enclos rectangulaire adossé à un mur (donc un seul rectangle, trois côtés à clôturer). Si x est la largeur perpendiculaire au mur, la longueur restante pour les deux largeurs et une longueur donne une longueur de (40−2x). L'aire s'écrit alors :
| Étape | Expression | Résultat |
|---|---|---|
| Aire en fonction de x | A(x) = x·(40−2x) | — |
| Forme développée | A(x) = −2x²+40x | a=−2, b=40, c=0 |
| Abscisse du sommet | x₀=−b/2a=−40/(2×−2) | x₀=10 |
| Aire maximale (ordonnée du sommet) | y₀=c−b²/4a=0−1600/(−8) | y₀=200 m² |
La largeur optimale est donc x=10 m, ce qui donne une longueur de 40−2×10=20 m, et une aire maximale de 200 m². Remarquez que a=−2 est négatif : c'est cohérent, puisqu'une aire sous contrainte de périmètre a nécessairement un maximum (et non un minimum) — la parabole s'ouvre vers le bas.
Exemple : la hauteur maximale d'un projectile
Exemple hypothétique : un modèle simplifié donne la hauteur h (en mètres) d'un ballon lancé, en fonction du temps t (en secondes), sous la forme h(t) = −5t² + 20t + 1 (le « +1 » représentant une hauteur de lancer légèrement au-dessus du sol). Ici a=−5, b=20, c=1.
Le sommet se calcule avec les mêmes formules que dans l'exemple précédent : t₀=−b/2a=−20/(−10)=2 secondes, et la hauteur maximale h(t₀)=c−b²/4a=1−400/(−20)=1+20=21 mètres. Pour savoir à quel instant le ballon retombe au sol, il faut cette fois résoudre h(t)=0, c'est-à-dire calculer les racines de −5t²+20t+1=0 avec le discriminant et la formule quadratique habituelle — et ne garder que la racine positive, la seule qui a un sens physique dans ce contexte.
Vérifier le résultat en combinant deux outils
Pour reprendre l'exemple de l'enclos : le résolveur d'équation quadratique donne un sommet à x₀=10 (largeur) avec une aire maximale de 200 m². On peut ensuite saisir directement la largeur (10 m) et la longueur déduite (20 m) dans un calculateur d'aire et de périmètre séparé, qui recalcule l'aire du rectangle par une formule directe (longueur × largeur) sans passer par la mise en équation. Si les deux résultats concordent — ce qui devrait être le cas ici — cela confirme que la mise en équation initiale (A(x)=x·(40−2x)) était correcte, et pas seulement que le calcul du sommet a été bien mené.
Ce type de double vérification par deux méthodes indépendantes est particulièrement utile pour un problème de conception ou de bricolage réel — par exemple avant de commander un métrage de clôture ou de matériau — où une erreur de mise en équation coûterait plus qu'une simple mauvaise note.
Envie de retrouver le sommet, les racines et le graphique de votre propre fonction quadratique, avant de vérifier vos dimensions avec un second calcul ?
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